Le Marché Immobilier 2025 : Montréal vs Toronto
Pendant que Toronto ralentit, comment se compare Montréal?
Montréal a clairement mieux performé en 2025. Les ventes ont augmenté, les prix ont progressé dans les catégories des maisons unifamiliales, copropriétés et plex, l’inventaire est demeuré limité et les conditions du marché sont restées favorables aux vendeurs.
L’APCIQ/Centris a rapporté 47 019 ventes dans la RMR de Montréal, soit une hausse de 8 %, avec des prix médians atteignant 622 500 $ pour les maisons unifamiliales, 425 000 $ pour les copropriétés et 830 000 $ pour les plex.
Toronto a connu un marché plus faible et davantage favorable aux acheteurs. Le TRREB a rapporté 62 433 ventes dans la région du Grand Toronto, en baisse de 11,2 %, tandis que les nouvelles inscriptions ont augmenté de 10,1 % et que le prix moyen annuel a diminué de 4,7 % pour atteindre 1 067 968 $. Le délai de vente moyen a également augmenté, démontrant un ralentissement du rythme d’absorption du marché.
Pourquoi Montréal a mieux performé :
Montréal a maintenu un meilleur équilibre entre l’offre et la demande. L’inventaire global est demeuré relativement stable, mais l’offre de maisons unifamiliales et de plex est restée limitée, ce qui a continué d’exercer une pression à la hausse sur les prix. L’APCIQ a notamment souligné des conditions favorables aux vendeurs, des délais de vente plus courts et des hausses de prix dans toutes les catégories.
Toronto a vécu la situation inverse : davantage d’inscriptions, moins d’acheteurs et une accessibilité financière toujours difficile. Malgré une baisse des prix et des taux hypothécaires plus avantageux, les acheteurs sont demeurés prudents en raison de l’incertitude économique et du marché de l’emploi. Le TRREB a décrit un marché devenu plus abordable, mais toujours en attente d’un retour de confiance des acheteurs.
Pour un vendeur, Montréal représentait le marché le plus fort en 2025 : meilleure dynamique, hausse des prix, offre plus limitée et ventes plus rapides.
Pour un acheteur, Toronto offrait davantage de pouvoir de négociation : plus d’inventaire, prix plus faibles et délais de vente plus longs, particulièrement dans le segment des copropriétés.
En résumé : Montréal est demeuré un marché vendeur en 2025, tandis que Toronto s’est rapproché d’un marché équilibré, voire favorable aux acheteurs.
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